FAQ

Vos questions sur la vie avec le VIH

i = i ou indétectable = intransmissible veut dire qu’une personne séropositive qui a une charge virale indétectable grâce à son traitement peut avoir des relations sexuelles avec son·sa partenaire sans préservatif sans aucun risque de transmettre le VIH, quelles que soient les pratiques (rapports vaginaux, anaux, oraux). Elle peut donc aussi avoir des enfants séronégatifs de manière naturelle (sans assistance médicale).

Pour plus d’informations, voir indétectable = intransmissible

En Belgique, la loi anti-discrimination de 2007 vous protège. Si vous avez été discriminé·e, vous pouvez porter plainte.

Afin de vous soutenir dans vos démarches, vous pouvez contacter Unia, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances et la lutte contre les discriminations. Ce service enregistre les plaintes, accueille les victimes et les conseille après avoir analysé les situations rapportées. Il peut apporter un soutien individuel et, dans certains cas, déposer plainte devant les tribunaux, avec votre accord.

Pour plus d’informations, voir Victime de discrimination, que faire ?

La première chose à faire lorsque l’on reçoit un diagnostic d’infection par le VIH, c’est de commencer un traitement antirétroviral. Le traitement empêchera le virus de se multiplier et vous permettra de vivre une vie longue et en bonne santé. Vous pourrez même avoir une vie sexuelle et intime normale dès lors que votre charge virale sera indétectable, car vous ne pourrez plus transmettre le VIH. Vous pouvez également avoir des enfants séronégatifs.

La Plateforme Prévention Sida vous propose différents services selon vos besoins : un accueil pour répondre à toutes vos questions, que vous ayez besoin d’être réorienté·e vers un service professionnalisé ou simplement pour être écouté·e ; des activités conviviales et de partage d’expérience ; des rencontres d’information sur la vie avec le VIH.

Pour plus d’informations, voir Activités pour les personnes vivant avec le VIH

Dans un service spécialisé pour le VIH ou dans un Centre de référence VIH, auprès d’un·e infectiologue spécialiste du VIH.

Actuellement, le·la patient·e doit passer par un·e médecin spécialiste attaché·e à un Centre de référence VIH pour que ce·cette médecin demande une autorisation de remboursement des traitements antirétroviraux au·à la médecin conseil. Grâce à une convention conclue avec l’INAMI (Institut National de l’Assurance Maladie Invalidité), les Centres de référence VIH vous permettent, ainsi qu’à votre entourage, d’accéder gratuitement à un ensemble de prestations paramédicales (infirmier·ières, assistant·es sociaux·les, psychologues, sexologues et diététicien·nes).

Pour plus d’informations, voir Où se soigner ?

Aujourd’hui, les traitements permettent de rendre la charge virale indétectable et d’avoir un·e enfant non contaminé·e et en bonne santé. En effet, une charge virale indétectable empêche la transmission du VIH à son·sa partenaire, mais aussi à son enfant. Il est souhaitable de parler de votre désir d’enfant avec votre médecin spécialiste du VIH dès avant la conception pour avoir le meilleur accompagnement médical possible.

À sa naissance, l’enfant sera également mis·e sous traitement préventif pendant 4 semaines par un sirop contenant un anti-VIH, afin de s’assurer qu’il·elle ne contracte pas l’infection.

Pour plus d’informations, voir Protéger son enfant durant la grossesse

Non, l’infection à VIH reste une infection que l’on peut traiter mais pas guérir : si on arrête son traitement la charge virale augmente avec, à la clé, une nouvelle dégradation du système immunitaire. On ne guérit pas du VIH, parce que ce virus est présent de manière inaccessible dans un certain nombre de cellules du système immunitaire où le traitement antirétroviral ne peut agir.

On ne meurt cependant plus du sida dans les pays développés. Vivre avec le VIH est aujourd’hui considéré comme vivre avec une maladie chronique. C’est pourquoi il est important de suivre un traitement antirétroviral et d’avoir une bonne hygiène de vie pour avoir la meilleure santé le plus longtemps possible.

Pour plus d’informations, voir gérer ma santé

La charge virale, c’est la quantité de VIH qu’il y a dans le sang d’une personne séropositive.

Quand le VIH entre dans le corps, il se multiplie pour attaquer de plus en plus le système immunitaire (le système de défense du corps). Plus le virus se multiplie,  plus il y a de virus dans le corps : on dit alors que la charge virale est élevé.

Pour plus d’informations, voir La charge virale, c’est quoi ?

Le traitement antirétroviral est recommandé quel que soit le niveau de CD4. Il est en effet important de préserver votre système immunitaire afin de vous prémunir des maladies opportunistes. L’objectif du traitement anti-VIH est d’avoir une charge virale indétectable et donc de supprimer le risque de transmission.

C’est le·la médecin qui vous proposera de débuter un traitement. Cependant, il est essentiel que vous soyez prêt·e à prendre ce traitement au quotidien avant de débuter.

Pour plus d’informations, voir Les traitements contre le VIH

Vous devez le prendre dès que possible même si l’heure de votre dose suivante arrive bientôt. Prenez la dose suivante à l’heure habituelle. Mieux vaut prendre un médicament en horaire décalé que pas du tout.

Votre médecin ou votre pharmacien·ne peut vous proposer des aides, telles que des systèmes de pilulier ou des envois d’alarme par SMS si vous avez des difficultés à prendre régulièrement votre traitement.

Pour plus d’informations, voir Les traitements contre le VIH

Etre séropositif·ve, c’est être porteur·euse du VIH. Le virus est rentré dans le corps et a commencé à se multiplier. Une fois que l’on est infecté·e, on reste séropositif·ve toute sa vie mais on ne présente pas nécessairement de symptômes visibles.

Sans traitement, le virus se multiplie de manière incontrôlée, il détruit progressivement le système immunitaire et empêche donc le corps de se défendre contre les agressions extérieures et les dérèglements intérieurs : des maladies opportunistes se développent (pneumonies, tuberculose, etc.). C’est ce qu’on appelle le stade sida ou Syndrome d’Immunodéficience Acquise.

Pour plus d’informations, voir Le VIH, c’est quoi ?

À l’heure actuelle, malgré l’efficacité des traitements anti-VIH pour maintenir une charge virale indétectable, il existe encore un faible risque de transmission du VIH de la mère à son enfant lorsqu’elle lui donne le sein.

C’est pourquoi il est fortement recommandé aux femmes séropositives de nourrir leur bébé avec du lait en poudre.

Malgré tout, si pour des raisons diverses (culturelles, sociales, etc…), vous désirez donner le sein à votre bébé, parlez-en à votre médecin.

Pour plus d’informations, voir Protéger son enfant durant la grossesse

Certains pays interdisent de manière stricte l’entrée des personnes vivant avec le VIH sur leur territoire. C’est le cas du Brunei, la Guinée Equatoriale, l’Iran, l’Iraq, la Jordanie, la Russie, les Îles Salomon, les Emirats Arabes Unis et le Yémen.

D’autres pays demandent un test de dépistage du VIH avant d’entrer sur leur territoire, ou si vous souhaitez y séjourner longtemps (plus de 90 jours). Renseignez-vous sur les lois en vigueur dans le pays de destination avant de prévoir un voyage.

Pour plus d’informations, voir Voyager avec le VIH

Vos questions sur le VIH et les IST

Les délais d’attente sont très variables en fonction de l’IST à dépister. Suite à une prise de risque, ou si vous avez des symptômes, ou encore en cas de doute, nous vous conseillons d’aller chez un·e médecin et de demander un test de dépistage pour les IST. En fonction de votre situation personnelle, le·la médecin vous dira s’il est nécessaire de faire un test à ce moment-là et/ou s’il est nécessaire de revenir plus tard pour contrôler certaines IST.

Pour plus d’informations, voir Le dépistage des IST

Il y a le VIH, mais aussi la chlamydia, la gonorrhée, la syphilis, les hépatites B et C, l’herpès et l’HPV (papillomavirus).

Il est important de se protéger contre toutes les IST et de se faire dépister en cas de prise de risque, car il n’y a pas toujours de symptômes visibles et certaines IST peuvent entraîner des complications graves comme la stérilité ou des cancers.

Pour plus d’informations, voir Les IST, c’est quoi ?

Les contacts sexuels : les rapports sexuels non protégés avec pénétration (vaginale ou anale) et faire une fellation (on parle de celui ou celle qui donne la fellation), surtout s’il y a éjaculation dans la bouche et/ou des lésions dans la bouche. Partager des jouets sexuels représente aussi un risque, mieux vaut y apposer un préservatif et bien les nettoyer après chaque usage.

Les contacts sanguins : utiliser du matériel d’injection usagé comporte un risque (seringues ou aiguilles de shoot, aiguilles de tatouage ou piercing mal nettoyées). Les transfusions de sang ne comportent pas de risque dans nos pays car les conditions d’hygiène sont respectées.

De la mère à l’enfant : lors de la grossesse, lors de l’accouchement par voie vaginale ou lors de l’allaitement, si la mère n’est pas sous traitement antirétroviral et n’a pas de charge virale indétectable.

Pour plus d’informations, voir Comment se transmet le VIH ?

Au début de l’infection, il n’y a pas toujours de symptômes. Vous pouvez éventuellement ressentir de la fièvre, des douleurs musculaires, de la fatigue, avoir les ganglions gonflés, des éruptions cutanées, des maux de gorge ou de la diarrhée. Après 1 ou 2 semaines, ces symptômes disparaissent, c’est pourquoi le meilleur moyen pour savoir si on est infecté·e par le VIH est de se faire dépister.

Ce n’est que des années plus tard, lors du stade sida, que de nouveaux symptômes liés aux maladies opportunistes apparaissent (pneumonies, tuberculose, etc.).

Pour plus d’informations, voir Quels sont les symptômes du VIH ?

Vos questions sur les prises de risque

Vous pouvez nous appeler au 02/733.72.99 pour recevoir des conseils en toute confidentialité, ou évaluer votre prise de risque.

Si vous avez une charge virale indétectable, vous ne pouvez pas transmettre le VIH lors d’un rapport sexuel, même non protégé.

Si votre charge virale est détectable, il existe un traitement d’urgence (TPE) que votre partenaire peut prendre au maximum dans les 72h après la prise de risque, à savoir que plus le temps passe, moins le traitement sera efficace pour le·la protéger du VIH. Ce traitement doit être suivi pendant un mois, puis il·elle aura des prises de sang à faire régulièrement pendant 3 mois. Attention, ce traitement est prescrit par un·e médecin d’un Centre de référence VIH et ne peut pas remplacer l’usage du préservatif.

Pour plus d’informations, voir Le préservatif

Il n’y a pas de risque à côtoyer une personne vivant avec le VIH, ni à partager son quotidien. Vous n’avez pas besoin de prendre de précautions particulières tant que vous n’avez pas de rapports sexuels non protégés avec cette personne. Pour les relations sexuelles occasionnelles, portez toujours un préservatif.

Si vous envisagez une relation intime avec une personne vivant avec le VIH, n’hésitez pas à discuter de vos craintes avec elle. Il·Elle pourra vous rassurer sur son état de santé. En effet, une personne vivant avec le VIH qui prend correctement son traitement et qui a une charge virale indétectable ne transmet plus le VIH lors de rapports sexuels non protégés.

Pour plus d’informations, voir Comment se transmet le VIH ?

Si vous êtes séropositive et que vous recevez un cunnilingus, le risque pour votre partenaire est très faible (sauf pendant les règles). Pour les autres IST (hépatite B, syphilis, herpès génital, HPV, chlamydia et gonorrhée), le risque est réel pour les 2 partenaires. Il est possible de se protéger en utilisant un carré de latex.

Pour plus d’informations, voir Comment se protéger des IST ?

Oui, à condition que vous ayez une charge virale indétectable depuis au moins 6 mois et que vous preniez correctement votre traitement comme vous l’a prescrit votre médecin. Vous devez également vous assurer que ni vous ni votre partenaire n’êtes porteurs·ses d’une autre IST.

Si vous envisagez d’avoir des relations sexuelles sans préservatifs, parlez-en à votre médecin spécialiste du VIH. C’est lui·elle qui pourra évaluer la situation et vous orienter au mieux.

Pour plus d’informations, voir indétectable = intransmissible

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    La Plateforme prévention sida peut vous envoyer gratuitement quelques préservatifs chez vous. Cette offre est uniquement valable pour des envois en Belgique car la Plateforme Prévention Sida est une asbl belge ayant une mission sur le territoire de la Communauté française de Belgique. Notre mission n’est donc pas internationale.